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Festival des Templiers à Millau (20/10/18)

21 octobre 2018 - 19:17

On s'installe dans son canapé et on se délecte des mots de nos deux Sancerre runners ...

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Sur la Boffi Fifty (51 km - 2800 m d+), Cyril Caniou termine a une excellente 14ème place en 6h39 !

Sur le Marathon des Causses (38 km - 2000 m d+), Philippe Georget boucle l'épreuve en 8h33.

Course mémorable pour l'un comme pour l'autre. Quoi de mieux alors que de leur laisser la parole à tour de rôle ... et bien sûr, respect et bravo Messieurs !

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"Comme un goût de revanche ! D’une saison à moitié réussie, d’une défaillance qui mène aux doutes et à la frustration... Mais cette fois ça paye !

9h00 derrière ma mythique arche en bois des templiers. Celle qui vous tire les larmes et remue les tripes  quand retenti  le fameux « Ameno » d’Era avant le décompte du départ. Tout était prêt, calculé, les horaires de passage, les ravitos et l’assistance assurée de main de maître par Julie, les projets d’allures, la connaissance exacte du tracé de la course et de la moindre difficulté.

Ca part bien et vite, les jambes répondent et on se retrouve vite 10 à 15 coureurs devant. Qu’est-ce que je fais là ? Soit je me plante, soit c’est un grand jour ! Première bosse pour monter sur le Causse Noir et tout le monde souffle fort. Je reste en gestion. Puis c’est le plateau. Et là c’est l’éclate, des singles entre les buis, en bordures de falaises, ça court vite, ça relance. 14-15 km/h on est un groupe de 3. Ca va vite, mais je suis trop bien. Je passe devant avant la descente très technique qui mène au 1er ravito, j’ai bien fait car je file ! Julie m’attend au R1 et m’annonce dans les 10 : alors là il y a un problème, je vais exploser plus loin…

Pas de pause mais je temporise la montée derrière un gars super sympa qui m’a laissé passer dans la descente précédente (c’est lui qui va gagner 40 km plus loin !). Puis je me retrouve seul, ce que j’adore :  je gère mon propre rythme. 15 km roulants sur le causse, en pleine nature. C’est le pied ! Je passe même un coup de file à Julie pour lui demander de préparer des compotes au prochain ravito !

Passage express au Ravito 2 km 28 et là on bascule dans les falaises des gorges de la Dourbie, c’est grandiose ! Mais impossible de courir, on était prévenu mais c’est pire que ce que je pensais. La Boffi c’est même pas un chemin, même pas une trace, juste des pierres, des racines et des arbres auxquels tu es content de d’accrocher dans des 40 à 50% de pente : jamais vu ça, même les sangliers ne viennent pas ici. A 2 km/h de moyenne, ça va être sympa pendant 17 bornes…

C’est dur, c’est long, et moi je commence sérieusement à galérer. Et pourtant je suis plutôt dans mon terrain de jeu favori. Je me fais passer par 1, 2, 3 coureurs puis les 2 premières féminines. Tant bien que mal je m’accroche à la 2ème (qui gagnera par la suite avec une 9ème place au scratch). Tout le monde est à sec, plus d’eau, plus de jus, et encore 6 km avant le ravito du Cade…C’est là que tu es confronté au fameux « qu’est-ce que je fous là ! » mais avec l’expérience, on avance quand même, on serre les dents jusqu’à temps que ça aille mieux. Le ravito se rapproche et le moral, le physique revient. Ca y est, on y est, trop content de trouver de l’eau. On m’annonce la place mais je ne veux pas y prêter attention. Rester dans sa course, dans sa bulle, jusqu’au bout. Il ne reste plus qu’à glisser vers Millau, 6km et 800m de descente que je connais bien. Dernière partie technique, je reprends 2, 3 puis 4 coureurs et la ligne se rapproche. C’est le pied, je m’éclate dans cette portion super technique et on entend le micro en bas. Je suis à bloc mais ça passe !

La voilà cette mythique arche, trop content de la franchir en 14ème position. 6h39 en visant un temps entre 6h30 et 7h00. Tout le monde a souffert du manque d’eau ce qui explique les temps peut-être moins rapides que l’an dernier. Mais un top 15 sur une course des templiers je ne l’aurais jamais envisagé.

Plus tard, je suis les résultats de Philippe sur le Marathon des Causses  et pense à lui avec admiration moi qui suis dans la voiture sur le retour et lui encore dans les Causses. Quelle force mentale, quel exemple aussi. Une performance personnelle bien plus admirable même que la mienne.

Repousser ses limites, être ici et maintenant, à l’écoute de soi, du vent, des appuis au sol, sentir le soutien des siens et des copains, même à distance dans les moments durs, vivre des émotions. On sait pourquoi on est là ! Et l’an prochain, on ajoute du bleu et gris dans les Causses ?"  Cyril

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"Bonjour les amis, je reviens de Millau, le Marathon des Causses c'est fait, un trail dont je me souviendrai longtemps. Je suis parti en mode rando course étant donné la longueur et le dénivelé du parcours mais aussi une relative chaleur 23°C au départ à 12h25. Mon but était d'arriver à la première barrière horaire en 2h22, j'y passe en 2h24 avec déjà du retard mais avec quand même 6 minutes sur la barrière. La deuxième montée est difficile pour moi, le cardio monte trop, j'ai peur de le payer, du coup je marche même sur le plat. À un poste de secours je me retrouve avec un petit groupe de gars, un officiel nous crie "Dépêchez vous les gars on va bientôt fermer le parcours". Je ne peux accélérer, les crampes menacent. Les débaliseurs me rattrapent, je sens la fin de la course vraiment proche pour moi.

C'est là que je trouve mes sauveurs, une famille, le père et ses 3 ados qui cherchent leur femme et mère. Je leur dit que je suis le dernier, ils sont déçus mais rapidement m'accompagnent et commencent à m'encourager. Ils me disent que je suis à 3 km du Cade et que la barrière horaire a été allongée, que ça vaut le coup de se battre. J'allonge les pas, je me mets à courir, le mental prend le dessus. Je me surprends à courir plus vite. Les ados me suivent, me crient dessus, m'encouragent sans cesse. Je rattrape un gars. Ils nous encouragent tous les deux. On se relaie et on finit par arriver au Cade avec 2' d'avance sur la barrière horaire. Au ravito, il y a beaucoup de gens fatigués, bien plus que moi. Je me sens pas si mal et j'ai un moral d'acier. Je remercie les jeunes et leur père, on s'enlace ... 2 gobelets de soupe, les bidons pleins et je repars. Je sais que je peux rentrer sans contrainte juste en marchant. La descente qui suit est très dure. Le soleil se couche, la montée du Puntcho d'Agast se fera à la frontale. Elle n'en finit pas. Enfin la dernière descente en direction de l'arrivée  ! Une pente glissante mais ça passe toujours sans chute. Je retrouve mon collègue du Cade, on est content de se retrouver et on parle de l'arrivée qu'on fera ensemble. On fait connaissance jusqu'à l'arrivée. C'est cool On passe la ligne ensemble. On n'est même pas derniers. Je suis vraiment passé par tous les stades. Peu importe le temps où la place, je suis finisher sans blessure ni chute et j'ai franchi les barrières horaires sans me mettre dans le rouge. J'ai vu aussi l'importance du mental ..." Philippe

 

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